Mareyeur

La journée du mareyeur :

Naturellement lié aux heures de vente sous halles à marée, le mareyeur vit le temps fort de sa journée avec la criée. Dès que les bateaux de pêche rentrent au port, il y achète poissons, coquillages, crustacés et fruits de mer en grandes quantités. Il est aussi à l’œuvre dans son bureau (achats par voie électronique, échanges téléphoniques aves ses clients, gestion administrative) et dans l’atelier de marée, quand il participe à la préparation du produit.

A l’atelier :

Le mareyeur prépare le poisson et le met dans les caisses d’expédition à destination de ses acheteurs (poissonniers, restaurateurs, chefs de rayon, acheteurs de l’industrie agroalimentaire). Le poisson commercialisé frais peut être vendu sans avoir été transformé, mais la plupart du temps il est valorisé : nettoyé, trié, éviscéré, étêté, fileté, pelé… Les produits sont ensuite conditionnés, emballés en caisses, en bourriches, mis dans la glace ou sous vide.
 

Formation requise

Après la 3e, direction le lycée professionnel maritime. Là, les futurs mareyeurs préparent – en 2 ans- le CAP mareyage ou le CQP (Certificat de qualification professionnelle) d’employé polyvalent des produits de la mer. Il est également possible d'évoluer vers le mareyage à l’issue d'un CAP poissonnier ou d'un bac professionnel « poissonnier écailler et produits traiteur ». L’exercice de fonctions commerciales dans le mareyage nécessite généralement une formation de niveau bac +2.

Qualités requises

Il a une très bonne connaissance des produits de la mer, de vraies qualités commerciales, avec un respect absolu de l’hygiène et de la chaîne du froid. Aussi appelés les premiers metteurs en marché, les mareyeurs sont garants de la fraîcheur, du respect des exigences réglementaires en matière d’hygiène, de sécurité alimentaire et de qualité des produits de la mer.

Le plus Pavillon France

Du XVIIe siècle jusqu’à l’arrivée du chemin de fer, les chasse-marées assurent le transport du poisson entre les ports de pêche et les étals des poissonniers des grandes villes. Les attelages de chevaux boulonnais dits « mareyeurs » transportent le poisson frais, jusqu’à 3,5 tonnes pour quatre chevaux, en moins de 24h dans de grands paniers recouverts d’algues.